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Un phrase donnée par Christelle Muller. Merci à elle.

On part sur du Space Opera. Environ 3120 mots.

Elle le regarda droit dans les yeux et lui dit : « Non mais tu es complètement dingue !!! Pourquoi tu as fait ça ?? »

Le module de secours se détacha de la navette dans un soubresaut sec. Vrigo la vit s’éloigner à travers le hublot derrière Alina.

Pourquoi avait-il fait ça ? Parce qu’il avait peur pour elle et pour lui. Parce qu’il les savait condamnés en restant à bord. Parce que leurs parents lui avaient donné la mission de la protéger coûte que coûte. Parce que, même s’il n’y croyait pas, il fallait qu’il le fasse.
« RÉPONDS !! » hurla-t-elle.
L’image d’Alina, en larmes, des larmes de colère, fut plongée dans l’ombre de l’explosion de la navette qu’ils venaient de quitter. La jeune fille se figea, comprenant le sort auquel elle venait d’échapper grâce à Vrigo. Le module fut secoué par l’onde de choc.
Une alarme s’activa et vrilla les oreilles des deux passagers. Vrigo se jeta sur le tableau de commande pour identifier le problème et tenter de le régler. Il n’était pas allé assez loin dans les cours de pilotage pour avoir étudié les modules de sauvetages, surtout un modèle aussi ancien, mais il fallait qu’il réussisse à trouver si c’était grave ou non et surtout à arrêter ce hurlement douloureux.
Alina, les mains sur les oreilles, criait pour tenter de couvrir l’alarme et exhortait son frère à se dépêcher.
Enfin, Vrigo parvint à ramener le silence dans la minuscule et unique pièce du module. Les voyants clignotaient encore, mais, au moins, ils pouvaient à nouveau communiquer sans problème.
« Qu’est-ce que nous allons faire ? demanda Alina.
– Nous allons atterrir sur cette planète et essayer d’y survivre le temps que la Confédération nous envoie des secours. Si elle nous en envoie.
– Comment pourraient-ils savoir que nous sommes encore en vie ?
– Je ne sais pas. Mais ce n’est pas ce qui m’inquiète, dans l’immédiat. Il faut sortir des griffes de l’Étoile Rouge. Ils ne tarderont pas à retrouver notre trace.
– Mais qu’est-ce qu’ils nous veulent ? Pourquoi s’en prennent-ils à nous ? »
Vrigo soupira. Sa jeune sœur avait des questions légitimes après tout ce qu’il venait de se passer, mais il ne savait pas si elle accepterait les réponses qu’il avait pour elle. Il ne savait même pas s’il les acceptait lui-même.
Cela faisait à peine quelques cycles de sommeils que leurs parents étaient morts. Vrigo ne savait pas exactement combien. Il s’était passé tant de choses en si peu de temps…
S’en était suivi une fuite intergalactique avec Alina. Ils avaient immédiatement été pris en chasse par l’Étoile Rouge, ligue des planètes sous empire Khor’gli, des extra-terrestres non humains. Alina, Vrigo, Srunnip et Caswany, leurs parents, étaient en orbite autour de DXB-83-2-P. Srunnip et Caswany étaient allés sur la planète pour faire du commerce, mais très rapidement, Vrigo avait reçu le message d’alerte. Ce n’était pas n’importe quel message, mais celui qu’ils avaient mis point pour le jour où Alina serait en danger. La seule chose à faire était de fuir. Ils lui avaient expliqué au moins mille fois et c’est ce que Vrigo fit malgré les protestations de sa sœur.
« Est-ce que tu sais au moins si cette planète est habitable ?
Vrigo grogna.
– J’en sais rien ! Je sais pas où on va atterrir ni comment on va survivre, mais pour l’instant, l’important c’est de rester en vie au moins jusqu’à ce qu’on touche le sol ! … S’il y en a un. »
La capsule entra dans l’atmosphère. Elle semblait dense. Suffisamment pour la ralentir et l’échauffer. Vrigo scrutait les compteurs fébrilement. Il ne fallait pas que ça chauffe trop. Il ne fallait pas qu’ils descendent trop vite. Il espérait que les rétromoteurs seraient encore opérationnels.
Le bruit à l’intérieur du module était insoutenable. Les deux passagers avaient l’impression que leur capsule allait se disloquer sous les vibrations. Soudain, quand l’altitude fut suffisamment basse, l’ordinateur de la capsule lança la séquence d’atterrissage. Les rétromoteurs se mirent en marche. Vrigo serra les dents, la peur qu’ils ne lâchent à peine mis en route l’étouffait presque. Alina aussi était crispée sur son siège. Les doigts rivés sur les accoudoirs, elle priait de tout son être les forces de l’Univers, pour que cette vieille capsule arrive à se poser sans les tuer. Elle voulait savoir dans quel pétrin son frère l’avait mise et pourquoi ses parents étaient morts. Ils n’étaient que des marchands, il n’y avait aucune raison pour que l’Étoile Rouge s’en prenne à eux.
Les débris du vaisseau frappèrent la capsule, la secouant un peu plus. Les voyants de l’alarme, toujours silencieuse, eurent l’air de se faire plus fort à défaut de pouvoir être plus bruyants. Ou était-ce juste l’impression d’Alina ?
La pluie de débris ne dura heureusement que quelques secondes. Vrigo eut l’impression que cela avait duré une éternité, mais enfin le calme revenait. L’impact sur le sol n’en fut même pas un. La capsule ralentit sans problème et se posa sur un sol dur et stable, comme une plume aurait touché la terre. Vrigo commençait à penser qu’il y avait vraiment une force quelque part qui était en train de leur donner un coup de main.
Un rapide coup d’œil à l’analyse de l’atmosphère leur apprit qu’ils pouvaient respirer sans risque. La gravité n’était pas très forte, mais suffisante pour leur éviter de s’envoler d’un bond.
Vrigo ouvrit la porte du module. Alina essaya de le retenir de sortir en l’attrapant par le bras, mais le jeune homme avait besoin de voir où ils s’étaient posés. Sans attendre, la jeune fille le suivit à l’extérieur. L’air frais leur emplit les poumons. Loin de l’air recyclé de leur vaisseau, il était chargé d’odeurs, de pollens et de particules en tout genre. Le frère et la sœur furent pris d’une bouffée de plénitude en sentant ce mélange. Vrigo leva les yeux. Le ciel bleu marine était totalement dégagé de nuages. On pouvait voir les restes de leur vaisseau en train de s’éparpiller au-delà de l’atmosphère, mais ce n’était pas ça que Vrigo cherchait en scrutant le ciel. Il cherchait des traces de vaisseaux Khor’gli, des vaisseaux qui venaient de détruire la navette de leurs parents – la dernière chose qui leur restait d’eux – et qui risquaient à tout moment de fondre sur leur lieu d’atterrissage pour annihiler leurs dernières chances de survie.
Pourtant, Vrigo ne voyait rien. Alina scrutait, elle aussi, le bleu marine, la main sur le front pour se protéger du soleil, mais elle ne voyait rien de plus que son frère. Elle se retourna soudain.
« Maintenant, tu vas me dire ce qu’il se passe. Pas dans une heure, pas dans cinq minutes, maintenant !
Vrigo soupira en baissant les yeux sur Alina.
– Tu es la prêtresse de la prophétie de l’Univers.
Alina dévisagea son frère, ne sachant pas si elle devait rire ou pas.
– Tu es la grande prêtresse qui doit arrêter la guerre entre la Confédération et l’Étoile Rouge. C’est pour ça qu’ils te pourchassent. Les Khor’gli ne veulent pas de cette paix. Ils n’en ont jamais voulu. Ils n’acceptent pas de ne pas être les seuls d’en l’Univers, ils le veulent pour eux tous seuls. Ils ont peur de toi et de ce que tu peux représenter.
– Je connais cette fable pour endormir les enfants. Cette histoire de prêtresse n’a jamais été autre chose. La guerre entre nos deux races ne s’arrêtera jamais.
– Ce n’est pas une fable. C’est une prophétie. Nos parents t’ont élevée pour te préparer à ce rôle, pour que tu sois prête quand le moment serait venu.
– Et le moment est venu, c’est ça ? »
Alina perdait son calme. Son frère avait perdu la tête.
Srunnip et Caswany lui avaient toujours raconté l’histoire de cette jeune fille mi-humaine mi-Khor’gli qui parviendrait à ramener la paix entre les deux mondes. Elle serait dotée de grands pouvoirs magiques et pourrait même créer ou détruire des systèmes solaires à la seule force de sa pensée. Dans la fable, elle était appelée la prêtresse parce qu’elle était censée prendre la tête de la religion de Paix. Cette religion propageait la prophétie depuis des milliers de cycles et n’attendait que son avènement pour se rassembler et se renforcer autour de sa nouvelle prêtresse. Il y avait quelques milliards d’adeptes de cette prophétie dans l’Univers, d’après les parents d’Alina.
« C’est n’importe quoi, cette histoire ! Et la prêtresse est censée être une hybride. Les hybrides, tout le monde sait que ça n’existe pas.
Vrigo soupira lourdement et longuement.
– Toi et moi sommes les deux seuls spécimens de l’Univers, il faut croire.
– C’est impossible !! Je suis complètement humaine, regarde-moi, regarde-toi ! On n’a rien à voir avec les Khor’gli !
– Notre apparence est peut-être complètement humaine, mais dans nos veines coule du sang Khor’gli.
– Mais comment tu sais tout ça ?
– Je le sais parce que Caswany et Srunnip me l’ont appris.
– Nos parents étaient humains ! Ça, j’en suis sûre !!
– Ils n’étaient pas nos vrais parents. Ils avaient été choisis par la religion de Paix pour nous élever. Nous avons été recueillis quand nous étions bébés parce que nos vrais parents ont dû s’enfuir, rejetés par leur famille respective. Ils risquaient la mort de la part de l’Étoile Rouge comme de la Confédération. Mais ils avaient entendu parler de la prophétie et ont réussi à trouver des adeptes avant qu’il ne leur arrive malheur. Les adeptes nous ont pris et nous ont fait élever par ceux que tu croyais être nos vrais parents. Ils t’ont appris tout ce qu’ils savaient sur la prophétie en te cachant le fait que la prêtresse, c’était toi, parce qu’il fallait attendre le moment propice.
– Et pourquoi il te l’ont dit, à toi ?
De rage, Alina avait les larmes aux yeux. Elle ne savait toujours pas si son frère délirait ou s’il disait la vérité. Dans tous les cas, la jeune fille avait l’insidieuse impression qu’on lui avait menti toute sa vie.
– Parce que, quand c’est arrivé, j’étais plus vieux que toi, il me restait des souvenirs de mes… nos vrais parents. Parce qu’ils ont dû m’expliquer pourquoi je devais quitter ma mère et mon père alors qu’ils m’aimaient et que je les aimais. Longtemps, je t’en ai voulu, parce que je croyais que c’était de ta faute. Avant ton arrivée, personne ne s’inquiétait vraiment. Mais à partir du moment où ils ont découvert que tu serais une fille, les choses ont changé et ils ont cherché une famille d’accueil. Ce n’est que plus tard que j’ai compris. Des couples mixtes, il y en avait déjà eu des millions, au moins, mais chaque fois, les enfants qui en étaient nés étaient des garçons. Jamais de filles. C’est comme une malédiction. Jusqu’à ce que tu naisses. Je m’en souviens encore un peu de tout ça, même si avec le temps les images se font moins nettes dans ma mémoire. Mais Caswany et Srunnip ont tout fait pour me permettre de me souvenir pour que je sois prêt à te protéger quand l’Étoile Rouge s’occuperait d’eux, jusqu’à ce que tu arrives à maîtriser tes pouvoirs. Heureusement, ce moment est bientôt arrivé.
– C’est plutôt notre mort qui est bientôt arrivée !! On est perdus au milieu de nulle part dans un système inconnu sans moyen de communiquer pour demander de l’aide sans risquer de se faire intercepter par l’Étoile Rouge ! »
Mais Vrigo n’écoutait plus. Il fixait un point à l’horizon, un point qu’Alina mit quelques instants à distinguer à travers cette atmosphère étrange. Il y avait une construction, une sorte de pyramide à la pointe rouge et brillante.
Alina s’arrêta de respirer. L’histoire de la prophétie lui revenait en tête : « La prêtresse descendra de cieux sur des terres inconnues. Elle rejoindra son temple de rubis. Les portes s’ouvriront sur son passage pour lui révéler son royaume. Les éléments se plieront à sa volonté. La prêtresse renaîtra aux yeux de l’Univers. »
Si son frère disait vrai, elle devait rejoindre cette pyramide. Tout allait changer à partir de maintenant.
Vrigo retourna dans la capsule. Il attrapa les rations d’eau potable, une arme et leurs affaires. Il donna les siennes à Alina.
« Allons-y ! » dit-il simplement.
Une forêt luxuriante aux végétaux stupéfiants les séparait de la pyramide. Il leur faudrait plusieurs heures avant de l’atteindre. Le soleil serait peut-être déjà couché.

Alina se sentait étrangement sereine. Elle venait de perdre ceux qu’elle croyait jusqu’à lors et considérait encore comme ses parents, elle avait échappé à la mort grâce à son frère, elle se découvrait des racines nouvelles et inattendues, un destin encore plus surprenant, mais ici, au milieu de cette forêt, sur cette planète inconnue, Alina se sentait bien, calme, confiante à un point qu’elle ne s’était jamais connu.

La nuit tombait. Alina et Vrigo continuaient d’avancer dans la pénombre. Vrigo préférait attendre de ne plus y voir du tout pour allumer la lampe torche. Économiser l’énergie était important. Il ne savait pas s’il devait croire en la prophétie et il ne voulait pas se trouver rapidement à court de lumière par excès de confiance dans de vieilles histoires. Ils voyaient de temps à autre la pointe rubis à travers les feuillages. Elle les aidait à garder le cap. Elle s’approchait. Il y arriverait avant que le soleil ne se lève.

Le faisceau de lumière balayait la végétation et permettait d’avancer sans trop de problèmes. Soudain, un bruissement, un craquement, un cri d’animal qui n’aurait pas dû être poussé peut-être. Vrigo et Alina se jetèrent un coup d’œil inquiet. Soit ils étaient sur le territoire d’une bête qui n’aimait pas les intrus, soit…
Alina ne sut pas qui tira le premier, Vrigo ou les Khor’gli, mais elle se mit à courir aussi vite qu’elle put, talonnée par son frère qui tentait de lui coller au train tout en se retournant et en tirant de son fusil à proton vers ce qu’il pensait être le danger. Rapidement, des troupes de l’Étoile Rouge sortirent des fourrés. Ils n’étaient qu’une dizaine à être venus pour empêcher la jeune fille d’accomplir la prophétie, mais une dizaine contre deux dont une désarmée suffirait sans doute.
Il était difficile de garder un bon rythme de fuite, la forêt avait l’air de se densifier au fur et à mesure qu’ils s’approchaient de la pyramide. Alina repensait à toute cette histoire de prophétie et de pouvoirs, essayant de se souvenir des détails qui auraient pu l’aider. Elle ne croyait pas vraiment pouvoir être la prêtresse, mais si jamais c’était le cas, il fallait qu’elle tente quelque chose pour les sauver, elle et son frère.
Elle ralentit le pas, Vrigo buta contre elle en l’exhortant d’avancer.
« Laisse-moi quelques secondes, s’il te plaît. »
Le jeune homme lui aurait bien répondu que c’était du temps qu’ils n’avaient pas, mais il savait que ça ne servirait à rien. Il poussa simplement sa sœur à se mettre à l’abri derrière un tronc, fit de même et mit son fusil en joue, prêt à faire feu sur le premier Khor’gli qui se montrerait.
Alina se concentra, elle ne se sentait pas plus spéciale que d’habitude. Pourtant pleine d’espoir, elle pria tous les animaux de cette forêt de venir vers elle et d’attaquer les Khor’gli qui s’en prenaient à Vrigo et elle. Elle pria une fois, deux fois, cinq fois. C’était une simple phrase qu’elle répétait dans sa tête.
Vrigo avait déjà abattu deux assaillants.
« Tu as bientôt fini ? demanda-t-il. Il ne faut pas rester là !! »
Alina continuait à prier, mais elle avait l’impression que cela ne servait à rien. Un brouhaha étrange résonna au cœur de la forêt. Le mélange des cris de centaines, voire de milliers, d’animaux et du feuillage qu’on secoue vite et fort. La jeune femme sourit. Ça avait l’air de fonctionner.
Dans la nuit, ils ne virent que quelques tirs des fusils ennemis et n’entendirent que quelques cris étouffés.
« Il ne faut pas s’attarder ! » lança Vrigo.
Il attrapa Alina par la main et la força à reprendre la course.

Haletants, Alina et Vrigo sortirent bientôt de la forêt en se cognant presque au bâtiment qu’ils cherchaient. Ils étaient au pied de la pyramide. Sous le faisceau de la lampe, elle semblait faite d’or pur.
Face à eux, une porte gigantesque. Vrigo essaya de la pousser, elle ne bougea pas. Il n’y avait rien pour l’attraper et la tirer. Le jeune homme frappa du poing, se retournant, prêt à réagir au premier Khor’gli qui sortirait de la forêt. La porte ne résonna même pas sous le coup.
« Je crois que c’est encore à toi d’agir, lança-t-il à Alina. Si, avec tes pouvoirs magiques, tu as réussi à faire venir tous ces animaux, tu devrais pouvoir faire bouger ces portes avant que les autres ne débarquent.
– Je ne sais même pas quoi faire ! protesta la jeune fille.
– Moi non plus, les parents ne m’ont pas raconté cette partie de l’histoire ! Mais vraiment, il faudrait que tu trouves rapidement, là ! »
Alina posa une main sur la porte en lui demandant de s’ouvrir. Elle l’avait fait dans la forêt, sa prière ne consistait qu’en une simple demande pourtant le métal se mit à briller. Il devint aveuglant. Si Vrigo était resté à la capsule, il aurait eu l’impression que la pyramide et la forêt environnante s’embrasaient. Le jeune homme ne voulait pas fermer les yeux, de peur que les émissaires de l’Étoile Rouge ne tentent quelque chose, mais la lumière devint trop violente. Il se protégea en plongeant son visage dans le creux de son bras.
« Viens vite ! »
Alina l’exhorta à avancer. Vrigo regarda à nouveau et découvrit avec stupeur que les immenses portes n’avaient pas bougé : elles avaient simplement disparu. Il jeta un dernier coup d’œil à la forêt et passa le seuil derrière sa prêtresse de sœur.
Immédiatement, les portes réapparurent dans un bruit sourd qui fit sursauter Vrigo. Alina semblait différente, plus mûre, plus sereine. Elle avait l’air de savoir ce qu’elle devait faire.
L’intérieur de la pyramide était clair comme s’ils avaient été en extérieur et en plein jour. Le sol était profondément creusé en gradins. De milliers de personnes se trouvaient là, debout, à attendre.
La jeune fille fit quelques pas en avant pour s’approcher du véritable précipice et embrasser d’un seul regard tout ce monde. Soudain, une acclamation monta de cette foule :
« Bienvenue chez toi, ô grande prêtresse de l’Univers ! »
Alina se retourna vers son frère et le gratifia d’un signe de tête qu’il traduisit par : « à partir de maintenant, c’est moi qui te protégerais. »


Par ici pour le texte de Miki.


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