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Aujourd’hui, avait lieu le speed dating des Imaginales, célèbre festival de la littérature de l’imaginaire qui se tient chaque année à Épinal.
Ce speed dating permet à des auteurs de rencontrer des éditeurs en direct et de leur présenter un manuscrit.
J’avais essayé de m’inscrire l’année dernière mais je n’avais pas été retenu, parce qu’inscrit trop tard.
Donc cette année, quand j’ai été contacté par la personne en charge de cette activité à la mairie d’Épinal, j’ai préféré sauter sur l’occasion plutôt que de la laisser passer une seconde fois. Pour ma part, comme expliqué dans une note précédente, j’ai déjà 1000 trucs sur le feu et, surtout, je n’avais pas de projet fini à présenter.

Mais comment as-tu fait, me demanderez-vous, sans projet terminé ?

Plot twist : des projets commencé, j’en avais (au moins) un.

Biscornu, à peine commencé sur le papier, navigant dans ma tête depuis déjà au moins 3 ans, je ne voyais que celui-ci pour séduire un éditeur (et mon charme irrévérencieux et parfaitement maîtrisé, évidemment).
J’ai donc bossé dessus, le projet, pas mon charme 😉 , pour en préparer un pitch d’accroche et une vingtaine de pages.
La semaine dernière, j’ai eu la confirmation que j’étais retenu pour la session de cette année. En début de semaine, nous avons reçu la liste des éditeurs présents. On nous demandait de faire une liste de priorité de ceux que l’on voulait rencontrer. Dès le départ, nous étions prévenus qu’il serait difficile de voir le patron de Bragelonne, maison d’édition de l’imaginaire dont la réputation n’est plus à faire, parce qu’il serait très demandé et qu’il serait possible de le rencontrer sur le salon les autres jours.
Pour ma part, j’avais prévu de faire le voyage sur la seule après-midi, donc j’ai quand même mis Bragelonne en n°1 de mes vœux parce que mon projet correspond bien à leur ligne éditoriale et que je ne restais pas suffisamment pour espérer le voir à un autre moment.

Arrivé cet après-midi à l’heure du rendez-vous, je croise des têtes connues du groupe NaNo de Strasbourg, dont une qui participe aussi au speed dating. Une fois que tout le monde est là, nous nous dirigeons vers le lieu secret, un café qui semble avoir oublié que nous débarquions.
Nous étions quand même 19 auteurs retenus, plus les gens de l’organisation et les éditeurs (7 ou 8, je dirais).
On nous parque à la cave, en attendant, ce qui permet grâce à la promiscuité de faire parler tout le monde et de détendre un peu l’atmosphère. Les rencontres se feront en salle, à la surface.
Arrive enfin la MC, Silène Edgar, qui gère cette activité depuis deux ou trois années déjà. Elle est très sympa et nous rassérène, parce qu’il y a quand même un peu de stress comme avant un oral du bac. Elle annonce les gens qui vont passer avec quelle maison d’édition.
Je suis appelé en premier.
« Tu vas voir Stéphane Marsan ! » me dit-elle.
Je reste un peu bouche bée, puisque je suis le premier à passer avec Bragelonne alors que je m’attendais à ne même pas pouvoir le rencontrer.
Ensuite, j’ai pu rencontrer ActuSF, puis Critic, et enfin L’Atalante, qui, de prime abord, ne semblait pas intéressé, mais m’a quand même laissé parlé du projet et m’a finalement apporté quelques critiques constructives vraiment intéressantes.

Dans l’ensemble, tout le monde a eu l’air intéressé par mon projet, mais la plupart auraient préféré un projet fini. L’ensemble des rencontres a cependant été bienveillante et intéressante.

Voilà ce qui me mène au titre de cette note de blog…

L’univers ne veut pas que vous lisiez la suite de l’Horloge parce que pour l’instant, il me pousse à écrire rapidement un premier jet de ce que j’ai présenté ici pour pouvoir le soumettre tout aussi rapidement. Ce qui repousse d’autant la sortie de La Neste Funeste.
Cependant, et avant de jurer le point levé vers l’écran de votre ordinateur/tablette/smartphone/fax(!), sachez que j’entrevoyais déjà une réécriture complète de la Neste Funeste pour l’améliorer, donc soyez assurés que la patience qu’il vous faudra encore afin de pouvoir la lire n’apportera que du mieux (j’espère pour mes fesses, sinon, je sens bien que vous allez venir avec des fourches ^)

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