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Phrase donnée par Masque de Mort

Les zombies. Les zombies c’était dur au début, mais quand les autres sont arrivés, on a compris que ce n’était que de la rigolade.
Certes, ça n’a pas été simple de survivre avec ces bouffeurs de chairs qui risquaient à tout moment de nous faire notre affaire. Je crois que j’ai passé presque un mois à ne pas dormir. À la fin, j’avais l’impression de ne plus vraiment être réveillé. Comme si je ne contrôlais plus rien. Un peu comme quand on a trop bu et qu’on fait les choses sans réfléchir, qu’on est au poste de pilotage mais qu’on est plus que spectateur de nos conneries.
Et puis, on était tous sur les nerfs. On devenait comme ces bestioles, au final, prêts à nous entre-tuer pour un oui, pour un non. À part que nous, c’était pas pour bouffer, juste pour assouvir des coups de sangs dus au stress et au manque de sommeil. C’est à cause de ça qu’on a perdu Joan et Mitchell. Après que les têtes se soient échauffées, les mots ont fusé, ça a failli en venir aux mains et finalement, ils ont décidé de partir plutôt que de rester avec des « malades » comme nous. Je pense malheureusement pas qu’ils aient fait long feu, là dehors.
Après, ça a été le tour de Peter. Il nous a toujours affirmé qu’il ne savait pas comment il s’était fait blesser au bras par ces saloperies mais ce con mentait. Moi, je sais bien qu’il descendait de temps en temps au garage, où c’était juste un grillage qui nous protégeait de ces monstres. Là, il les excitait en les narguant. Tu parles, c’est pas difficile. Il devait pas rester beaucoup de chair fraîche aux alentours. Et cet idiot devait s’approcher trop près pour leur tirer à bout portant à travers le grillage. C’est là qu’il a dû être contaminé. Heureusement qu’on s’en est rendu compte rapidement, il  aurait pu tous nous bouffer sans qu’on le voit venir. Finalement, il s’est tiré une balle dans la tête avant qu’il ne meure de lui-même. Dans le doute qu’il se réveille quand même, on lui a ouvert le bide et truffé de grenades, avant de le jeter aux zombies. On a réussi à en éliminer quelques uns. Ces cons se jettent sur tout ce qui a l’air plus frais qu’eux. Et ça devenait rare à ce moment.
Finalement, alors qu’on commençait à manquer de nourritures et surtout d’eau potable, les choses ont vraiment mal tourné. D’abord, ça avait eu l’air de s’améliorer dehors. Il y avait moins de zombies, ils avaient l’air de mourir pour de bon au bout d’un moment. Mais les autres sont arrivés, plus rapides, plus agiles. Je savais pas ce que c’était à ce moment. Ils on réussi à monter aux murs du bâtiment comme moi je monte un escalier, peut-être même plus facilement. On s’en est sortis de justesse. Heureusement qu’on avait préparé le camion, au cas où. Le fait qu’il y ait moins de ces saloperies dehors nous aura permis de nous échapper sans trop de problème. Le sacrifice du padré aussi…
Nous n’avions presque plus de vivre. Il fallait qu’on retourne vers une grande ville pour trouver un supermarché et y faire le plein. Au bout d’une demi-journée de route, nous les avons vus au-dessus de notre destination. D’abord j’ai cru que j’hallucinais mais non. Michaela et Andrew aussi les voyaient. Ces soucoupes volantes. Les mêmes que dans les théories les plus farfelues qui disaient que les gouvernements étaient au courant d’une présence extra-terrestre. Je ne sais pas ce que ces cons de politiciens ont branlé pour les foutres en rogne mais ces saloperies de zombies ont l’air d’être de leur fait. Une putain d’attaque bactériologique au niveau mondial. Ça a pas dû être compliqué. Et vu la vitesse à laquelle ça se propage, ils auront la planète pour eux tous seuls dans un mois, peut-être deux.
Évidemment, arrivés en ville, nous avons été « arrêtés » par des escouades de ces petits hommes verts. Il était plus difficile de leur échapper qu’à leur armée de monstres.
À présent, je suis dans cette cellule, à trois cents mètres du sol, dans ce vaisseau étrange. Les murs semblent bouger, j’ai l’impression qu’ils sont en matière vivante. J’ose pas trop y toucher. Je ne sais pas ce qu’ils ont fait de mes deux camarades de misère. Et je ne sais pas ce qu’ils vont faire de moi.
Les zombies c’était dur mais, au moins, nous arrivions à les combattre.

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